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Globe Driver, le voyage, la traction avant, citroen

 

21 juillet - SAINT PETERSBOURG/HELSINKI

Et nous continuons notre route. Nous quittons la Russie pour nous plonger dans un autre univers, celui d’un pays Scandinave, la Finlande, avant de passer en Suède. Mais avant cela il faut s’acquitter d’une tâche qui nous a déjà réservé bien des inquiétudes : le passage de la frontière.

Cette fois ci c’est un peu honteux que nous passons devant une file de voitures longue de près de 2 km, mais ce passe-droit est fort apprécié de tous les participants à ce rallye. Si on en a le courage, on peut compter le nombre de camions arrêtés en attente des formalités douanières, ils sont au moins 200. C’est tout à fait incroyable et quelle patience !!!!

Deux heures après être arrivés dans cette large zone douanière, ce qui est peu, nous empruntons les routes finlandaises et on peut déjà sentir un grand changement. Dans la campagne, en Russie règnent la friche, la pauvreté, la saleté, en Finlande tout est propre, net, organisé et entretenu.

Un peu de pistes, sans nid de poules, un peu d’autoroute sans automobilistes qui doublent sur les lignes blanches ou éventuellement à droite sur la bande d’arrêt d’urgence (on l’a vu) et nous voilà dans cette jolie ville d’Helsinki.

Chacun organise sa journée de demain, nous avons toute liberté jusqu’à 15H30, heure d’embarquement de nos voitures à bord du « Silja Serenade » qui nous emmène à Stockholm.

 

22 juillet - STOCKHOLM

Armés de nos appareils photo, nous nous égarons dans cette jolie ville de Stockholm, sous un soleil éclatant (il n’a pas toujours été au rendez-vous durant notre périple). Une ambiance très agréable règne dans les rues, des musiciens nous enchantent, des orchestres à cordes nous régalent de leurs concertos. Sur le petit marché du port nous dégustons toutes sortes de spécialités à l’heure du déjeuner, et c’est déjà le moment de regagner nos tractions qui attendent sagement l’étape suivante. Cette fois ci elles ont encore droit à un peu de repos puisque seulement quelques centaines de mètres nous séparent du port d’embarquement, et c’est à bord d’une véritable « ville flottante » que nous allons passer une nuit sur une mer d’huile. Ce soir, les danseurs pourront nous montrer leur talent, Christian Durand ne s’en est pas privé.

 

23 juillet STOCKHOLM – KALMAR

Arrivés à Stockholm à 9h30, après une nuit très agréable en mer, nous n’avons que peu de temps pour nous précipiter au musée Vasa, où est exposé le vaisseau royal éponyme, seul bâtiment du XVIIè siècle existant actuellement au monde. Vision époustouflante d’un bateau très imposant parfaitement conservé depuis 1628, après avoir passé 333 années sous l’eau avant son renflouage.

Pas le temps d’en voir plus car il nous reste 434 km à effectuer sur autoroute, quand même, pour atteindre Kalmar. Tout le monde prend la route vers 14h sauf Christian Desbureaux qui choisit d’être à l’abri dans un parking, dehors il tombe des cordes, pour faire une petite réparation du flotteur de son carburateur.

Bon ça y est, on peut partir. Nous quittons l’autoroute vers Helsingborg pour emprunter la E22 à destination de Kalmar et c’est là que Klaus et Didier Hessé décident d’un commun accord de tomber en panne. Le premier a un roulement de moyeu à changer, le second a son tambour de frein avant gauche cassé, que celui qui en a un à céder se fasse connaître !

Ces deux interventions nous font arriver à 23h45 dans la guest house retenue pour la nuit. Il s’agit d’une charmante maison de campagne où l’on aimerait bien passer quelques jours. Mais déjà une autre destination nous attend : Copenhague.

 

24 juillet – KALMAR/KOPENHAVEN

Le tambour n’ayant pu être remplacé, Didier fait une réparation de fortune en attendant de recevoir une pièce de rechange. Et nous nous élançons sur les petites routes de Suède, ce pays est très verdoyant comme la plupart de ceux que nous avons traversés jusqu’ici, grâce à un taux d’hygrométrie important, en tout cas c’est ce que nous pouvons constater, il pleut tous les jours depuis une bonne semaine. Point commun également à tous ces pays traversés, les petites maisons en bois rouge foncé. La plus grande différence réside dans le fait que les pays scandinaves ne reflètent aucune misère. Tout y est propre et entretenu. D’où la douloureuse question de Daniel Barraud, pourquoi la misère appelle t-elle la saleté que nous avons pu voir dans les autres pays ?

Aujourd’hui nous allons fêter un grand évènement : l’anniversaire de Klaus.

Cela a une grande importance car l’année dernière déjà nous nous trouvions ensemble mais n’avions pas pu célébrer cette fête puisqu’il se trouvait bloqué dans un hôpital de Bangkok qui le gardera de nombreux jours. Sa maladie l’empêchera de nous rejoindre dans notre rallye australien. Il avait programmé de nous entraîner au Hard Rock Café de Sydney pour l’occasion. Aussi c’est avec le plus grand plaisir que cette fois ci nous nous retrouvons au Hard Rock Café de Copenhague pour lui chanter « happy birthday » repris en cœur par les autres tables du restaurant. Excellente soirée !

 

 

25 juillet – COPENHAGUE/HAMBOURG

Notre quête des grandes villes européennes se poursuit vers l’Allemagne. Klaus qui doit regagner son domicile nous quitte aujourd’hui et nous, nous ne traînons pas car 500 km sont à parcourir avant ce soir. Les petites routes empruntées sont toujours très agréables, dommage que nous n’ayons pas plus de temps. Lorsque nous arrivons en Allemagne nous sentons une petite différence avec le Danemark. Ici tout est encore plus ordonné, si c’est possible, tout est rasé de près, rangé, incroyablement propre mais il n’y a pas beaucoup de vie, on ne voit presque personne, où sont les habitants ? En train de passer l’aspirateur après avoir passé la tondeuse ?

 

26 juillet – HAMBOURG/AMSTERDAM

Toujours les mêmes petites routes sympathiques qui nous entraînent aujourd’hui vers Amsterdam.

Première surprise, des milliers de vélos circulent dans cette ville grouillante de monde. Nous accédons à notre hôtel, déposons nos voitures au garage et, sans oublier imperméable, parapluie et appareil photo, nous allons de ruelles en ruelles, de canaux en canaux explorer Amsterdam et ses nombreuses spécialités qui sont principalement les coffee shop où l’on peut se procurer quelques grammes de cannabis (attention à ne pas passer la frontière avec, car si c’est autorisé ici, c’est toujours totalement interdit en Belgique et chez nous) mais aussi ces dames qui s’exposent dans des petites vitrines surmontées d’un néon rouge, il y en a pour tous les goûts. Ce qui rassure, c’est que nos messieurs n’ont pas l’air très attirés par ce genre de « marchandise » mais peut être n’est ce qu’une apparence ?

Mais que faites vous de l’architecture et de l’histoire, me direz vous ? J’y viens, car après ce grand moment de rencontre avec la population locale…… nous partons le lendemain pour des visites beaucoup classiques. Mais où se trouve la vraie culture ?

 

27 juillet – AMSTERDAM/BRUXELLES

Et c’est reparti pour l’avant dernière étape. Toujours les petites routes et puis l’autoroute pour la fin du parcours ce qui nous permet d’arriver tôt à Bruxelles sauf si on s’est perdu en ville, ce qui nous arrivera.

Pas le temps malgré tout d’acheter du chocolat mais nous goûtons quand même aux légendaires moules frites, le soir au dîner, sur la Grand Place du Marché.

Quelques uns de nos compagnons choisissent d’arrêter là leur Kozak, car si nous n’avons plus que 320 km à effectuer jusqu’à « Auto Passion Café » place d’Orléans à Paris, lieu final de notre voyage, eux doivent parcourir encore plus de 700 km pour atteindre Lyon et ses environs. Et c’est ainsi que nous sommes abandonnés par Pascal Grobel, Dan Culas et « la copine Dannette », Bob et Françoise Muller, quand à Eric Botella et Turya, ils vont jusqu’à Marseille.

 

 

28 juillet – BRUXELLES/PARIS

Et voilà, nous allons atteindre notre but d’ici quelques kilomètres. Ce que nous redoutons le plus aujourd’hui ce sont les retours et départs en vacances. Allez ! allez !, on en a vu d’autres depuis 22 jours que nous sommes partis. A part la voiture de Christian Desbureaux qui fait encore quelques petits caprices, tout se passe bien.

 

Nous sommes le 28 juillet 2007 et nous bouclons notre « Kozak 2007» à 14h29, toutes les voitures ont accompli une fois de plus leur mission, il va falloir prendre maintenant le temps de les bichonner, elles l’ont bien mérité.

 

 

Ce fut encore une belle aventure, même s’il va nous falloir plusieurs jours pour nous en remettre, la fatigue accumulée tout au long de ces 8000 km sera sûrement vite oubliée pour ne laisser place qu’aux bons moments partagés et à la mémoire des merveilles quelque fois juste entrevues, mais qui nous donnent envie de retourner dans ces endroits que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

 

F I N / E N D



text Ch.Barret

photo T.Parfishina

 



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