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Globe Driver, le voyage, la traction avant, citroen

 

10 juillet 2007 – L’VIV/ZHYTOMIR

 

Nous bénéficions ce matin d’un peu d’indulgence et, après une courte nuit, avons rendez vous pour le départ de notre 5ème étape à 11h. Il est prévu aujourd’hui de rouler en convoi afin que cette journée soit mieux « vécue » que la précédente. (trop de véhicules perdus). Il faut dire que nous entrons en un territoire dont l’alphabet est incompréhensible pour la plupart d’entre nous. Le temps de regarder notre road book puis les pancartes ou les deux en même temps, nous nous perdons avec une facilité déconcertante.

Nous nous arrêtons dans une petite ville Pochaiv, dont l’activité tourne principalement autour d’un somptueux monastère. Les filles n’hésitent pas à se « déguiser » avec des jupes fabriquées pour l’occasion et des foulards prêtés, afin de respecter les coutumes, et c’est ainsi vêtus que nous assistons à une cérémonie religieuse dans l’église. En fait, il s’agit de plusieurs cérémonies, le prêche, la confession, la prière, la communion, tout se pratique dans un même endroit en même temps. Sans oublier l’architecture, les peintures, les sculptures et clochers fastueux. Aujourd’hui, journée calme : petite réparation sur le radiateur de Pascal Grobel. Mais elle prépare un lendemain difficile pour l’assistance mécanique. Francis Coudene et Isabelle ont la malchance de casser une barre de torsion sur leur traction. Mais soyons positif, cela arrive en face de l’hôtel où nous dormons ce soir. Lucien et Didier font un petit briefing devant un whisky bien mérité.

 

11 juillet 2007 – ZHYTOMIR/KIEV

 

Comme je l’annonce plus haut, une dure journée se prépare pour l’assistance, la barre de torsion de Francis précède celle de Didier Hessé. A peine nous quittons l’hôtel pour une petite étape de 120 km, la voiture de Didier s’affaisse ce qui présage une deuxième barre de torsion cassée. Après examen, le diagnostic est confirmé. Le reste de l’expédition, fait ses « adieux » aux malchanceux et se dirige vers Kiev. Nous avons là un accueil plus que chaleureux et sommes pris en charge par le club Citroën bien avant cette grande ville, pour être conduits sur une place où nous attendent des dizaines de micros et caméras. Au passage, nous sommes interpellés par l’ambassadeur de France, qui reconnaissant nos voitures, nous rejoint pour nous souhaiter une bonne route.

Et c’est parti pour des interview qui n’en finissent pas tant les journalistes paraissent intéressés par notre périple. Dan Culas se prend au jeu et alimente autant que se peut la curiosité de tout le monde. Pascal Grobel grimpe sur sa voiture armé d’une bouteille de Juliénas ce qui enchante les photographes. Nous avons du mal à arracher nos amis des mains des paparazzis, j’ai l’impression que ce rôle leur plait bien. Et pendant ce temps nos mécanos transpirent.

Nous passons l’après midi à visiter cette merveilleuse ville, nous n’avons pas raté la Lavra des catacombes et ses longs couloirs bordés de momies de moines datant pour les plus vieilles de près 1000 ans, et bien sûr, la cathédrale de Sainte Sophie où nous assistons là aussi à un office religieux ponctué de chants magnifiques. La soirée se termine dans un restaurant où l’on nous sert toutes sortes de spécialités ukrainiennes surprenantes et délicieuses, accompagnées par des chants et musiques folkloriques et de vodka au miel et piment, je vous le recommande.

 

12 juillet 2007 – KIEV/BRYANSK

 

Nous retrouvons une étape longue en kilomètres à parcourir et en temps puisque nous passons la frontière Ukraine/Russie. Personne n’ose lancer de pari sur la durée de notre immobilisation, tant le souvenir du dernier passage nous reste encore en mémoire. Cela durera quand même 4 heures, mais il nous semble cette fois ci que tous s’activent autour de nous, seule la lourdeur administrative entraîne une telle attente. Il faut aller d’un bâtiment à l’autre, revenir au premier, avant de remplir un ultime document. A 20 h nous pouvons mettre le pied en territoire russe et puisque nous allons rouler de nuit, il n’est plus possible d’emprunter la route prévue, trop difficile, nous nous dirigeons donc vers Bryansk par la nationale. A notre arrivée nous avons la surprise de descendre dans un hôtel datant des années soviétiques, il semble qu’aucune restauration, aucune décoration n’aient été entreprises depuis 40 ou 50 ans, les papiers peints, les rideaux et même les serviettes de toilette, tout semble inchangé. Tout est en « état d’origine » comme disent nos collectionneurs, et cela rend les lieux exceptionnels, du moins nous le souhaitons. Aujourd’hui, rien à signaler sur le plan mécanique, ouf !

 



text Ch.Barret

photo T.Parfishina

 



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